On a tendance à réserver les petits plaisirs simples pour l’été.
Les mots fléchés sur un transat, les apéros qui durent jusqu’à la nuit, les glaces sur le port, les longues soirées où le temps semble suspendu. Comme si la détente n’était autorisée que sous le soleil, un verre de rosé à la main.
Et si on arrêtait de penser que le bien-être est saisonnier ?
Après tout, l’automne peut être tout aussi doux.
J’aime l’idée de sortir entre amis pour un goûter au lieu d’un cocktail sur une terrasse bondée. J’aime les après-midis passés à refaire le monde autour d’un thé brûlant, les soirées jeux de société avec un plaid et une verveine, les promenades où on rentre les joues roses de froid, les livres lus sous une couverture avec le bruit de la pluie en fond.
L’automne est le moment parfait pour ralentir sans culpabilité. Il n’y a plus la pression de “profiter du beau temps” ou de “faire un maximum d’activités avant la rentrée”. Les journées plus courtes nous rappellent qu’on a le droit de s’arrêter plus tôt, de rentrer chez soi, d’allumer une bougie, de se couper du bruit.
Et finalement, ces moments simples ne sont pas moins précieux parce qu’ils se vivent hors saison. Ils deviennent même plus rares, plus intimes. Comme une bulle que le monde extérieur ne vient pas perturber.
Alors oui, Orange is the New Black, mais Autumn is the new Summer.
Oui aux mots fléchés en plein mois de novembre. Oui aux goûters partagés même sans excuse. Oui aux soirées jeux, aux soupes maison, aux chaussettes épaisses et aux rires qui résonnent dans une maison bien au chaud.
Les plaisirs simples ne devraient pas hiberner. Et si on décidait qu’ils n’étaient plus réservés aux vacances ?





Laisser un commentaire