Alors là, il faut qu’on parle.
Vraiment.
Parce que je ne sais pas qui a décrété qu’il suffisait de couper trois tomates en cubes pour obtenir une “salade de tomates”, mais cette personne nous ment depuis des années.
Soyons honnêtes : si on prend un concombre, qu’on l’épluche et qu’on le coupe en rondelles, personne ne dit “oh, tu t’es fait une salade de concombre”.
Non.
C’est un concombre. Coupé. Point.
Idem pour le melon.
On ne dit pas “salade de melon” quand on se sert un bol de melon en billes.
C’est du melon, en billes, d’accord, mais ça reste du melon.
Pas un plat de haute gastronomie.
Alors pourquoi, dès qu’il s’agit de tomates, on sort le grand mot : salade ?
C’est comme si le simple fait de sortir un couteau transformait des tomates en concept culinaire sophistiqué.
Je ne sais pas pour toi, mais pour moi, une vraie salade de tomates doit mériter son titre.
Il faut de la vinaigrette maison, du basilic frais, une pincée de sel et un filet d’huile d’olive digne de ce nom.
Sinon, désolée, mais c’est juste un Tupperware de tomates tristes qui attendent qu’on leur donne un peu de dignité.
Et ne me lancez pas sur la salade “mozza-tomates” où on balance trois cubes de mozzarella en pensant que ça y est, on a fait de la cuisine méditerranéenne.
Non. Ça s’appelle un apéritif amélioré.
Bref, je refuse qu’on me serve trois tomates coupées en dés en me disant “tiens, j’ai fait une salade de tomates”.
Tu n’as rien fait, à part couper des tomates.
Moralité : arrêtons de donner des titres prestigieux à des plats qui n’en sont pas.
Sinon, demain, je vais commencer à dire que j’ai fait une “salade de tartines” quand j’aurai beurré deux tranches de pain.





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