Parenthèse #17 – Fichez la paix aux trentenaires sans mari ni enfant

Il y a un moment précis dans la vie où les conversations de famille changent de tonalité.
Avant, on te demandait si tu avais bien travaillé à l’école, si tu avais trouvé un stage, si tu avais eu ton diplôme.
Puis c’est devenu : “Tu as trouvé du travail ?”
Et une fois que c’est réglé, on passe à l’étape suivante du grand Monopoly social : le couple.

Et quand ça aussi c’est coché, arrive la question fatidique, toujours posée avec un sourire qui se veut léger mais qui sent la pression à dix kilomètres :
“Et vous, c’est pour quand le mariage ?”
Variante deux minutes plus tard :
“Et les enfants, c’est pour quand ?”

Je ne sais pas qui a décidé que la trentaine devait être le moment où tout le monde se transforme en conseiller conjugal et en coach parental, mais franchement, on aurait pu me demander mon avis.

Être trentenaire sans alliance au doigt ni poussette dernier cri ne fait pas de nous des retardataires. Ça fait juste de nous… des adultes qui avancent à leur rythme.
Peut-être qu’on n’a pas envie. Peut-être qu’on n’est pas prêts. Peut-être que la vie nous emmène ailleurs pour le moment.
Et surtout, peut-être que ça ne regarde personne.

Le pire, c’est que la pression n’est jamais neutre.
Si tu es une femme, tu as droit à la version dramatique : “Attention, l’horloge tourne !”
Comme si la trentaine était une bombe à retardement prête à exploser.
Si tu es un homme, on te fait sentir que tu “prends ton temps”, mais que, quand même, il serait temps de “te poser”.

Et au milieu de tout ça, on oublie une chose simple : chacun écrit son histoire à sa façon.
Pour certains, c’est mariage et bébé à 25 ans.
Pour d’autres, c’est voyager, construire une carrière, ou juste profiter.
Peut-être encore que ce couple essaye de fonder une famille et n’y arrive pas…
Il n’y a pas une seule bonne réponse, ni une seule bonne temporalité.

Alors, vraiment : fichez la paix aux trentenaires non mariés et/ou sans enfant.
On n’est pas en retard, on n’est pas incomplets, on n’est pas “à côté de la plaque”.
On vit.
Et on le fait à notre manière.

Et pour être honnête, on vit déjà assez de pression au quotidien, travail, logement, équilibre perso, injonctions à faire du sport, à manger sain, à économiser, à s’épanouir… On n’a pas besoin d’ajouter à cette liste des “tu devrais avoir un bébé”.

Donc la prochaine fois qu’on vous pose la question, rappelez-vous :
le seul “projet de vie” obligatoire, c’est d’être bien dans le vôtre.

Et si un jour vous avez envie de poser la question, mordez vous la langue s’il vous plait !

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